May 5, 2017

Brazil: UN Demands Brasilia to Open Investigation After the Aggressive Attacks on Indigenous People in Maranhao

Photo Courtesy of Le Monde 

 

French newspaper Le Monde reported that on 4 May 2017 the United Nations have expressed their deep concerns about the alarming situation in Brazil. The UN statement came after 200 armed men linked to local landowners attacked an Indigenous Gamela community in the state of Maranhão with machetes and firearms. 13 tribe members were heavily injured. The UN demanded for Brasília to open an investigation on this violent incident and expressed their solidarity with the victims and with all indigenous people living in Brazil. The organization repeated its commitment to help the Brazilian government to eradicate ethnic discrimination, racial violence and hatred.

The violent incident followed peaceful protests organized the week before in Brazil’s capital, mobilising more than 3,000 Indigenous people of different tribes and from different parts of Brazil. The objective of the marches was to reject the cessation of land demarcation, the weakening of public policies and institutions dedicated to indigenous communities, and the criminalisation of indigenous leaderships, among other issues. The protesters were met with tear gas and rubber bullets by policing forces, turning the protests into chaos.

UNPO condemned the violent response from the police forces at the time – collaborating with several of Members of European Parliament to voice concerns over the situation in Brazil in a letter to High Representative Federica Mogherini - head of the European External Action Service. Today UNPO expresses its indignation with the violence that was suffered by the Gamela community of Maranhão, and its support and solidarity with the indigenous peoples who fight for their rights. UNPO hopes the requests from the UN will lead to concrete improvements in their situation. 

 

The article below (in French) was published by Le Monde:

 

200 hommes liés à des fermiers locaux et munis de machettes et armes à feu s’en sont pris à des indiens de la tribu Gamela. Les affrontements ont fait 13 blessés.

 

L’ONU a réagi jeudi 4 mai à la « grave » attaque menée dimanche par des propriétaires terriens contre des indiens de la tribu Gamela au Brésil. Les affrontements sont la conséquence d’un litige sur des terres occupées par la tribu dans l’État de Maranhao au nord-est du pays. 200 hommes liés à des fermiers locaux et munis de machettes et fusils s’en sont pris aux indiens présents. 13 blessés sont à déplorer.

« L’ONU au Brésil est inquiète après avoir reçu le rapport sur cette attaque à Viana, dans le Maranhao, une région qui connaît des conflits concernant la délimitation des terres », explique dans un communiqué le bureau des Nations Unies au Brésil.

« Les Nations Unies exigent que les autorités mènent l’enquête avec rigueur et fassent preuve d’une tolérance zéro face (…) à la gravité des violences contre les indiens et à l’impunité de leurs agresseurs », ajoute le communiqué. « Les Nations Unies sont solidaires des victimes et prêtes à soutenir l’Etat brésilien afin que soient mis en œuvre les moyens d’éliminer le racisme, la discrimination ethnique, la haine, la violence et la violation des droits des peuples autochtones », conclut le texte.

Le ministre de la Justice, Osmar Serraglio, a promis mercredi de déclencher le processus de délimitation des terres. Un représentant de la police locale a déclaré à Globo News qu’il y avait eu des « agressions des deux côtés » selon les premiers éléments de l’enquête.

Les indiens de la tribu Gamela assurent avoir un droit sur des terres qui leur ont été données à l’époque coloniale. L’expansion agricole les en a chassés à partir de 1970. Depuis 2015, ils ont entrepris d’occuper certaines de ces terres pour faire valoir leurs droits. La situation a créé des tensions avec les producteurs.

D’après le Congrès Missionnaire Indien (Cimi), au moins 137 indiens ont été assassinés au Brésil en 2015. Le total s’élève à 891 morts depuis 2003.